Comment la perte de concentration affecte les performances cyclistes

Quand on fait du vélo, on va souvent s'occuper en priorité des informations visuelles

Joe Branston

L'information inonde le cerveau pendant que nous faisons du vélo

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Alors qu’une grande partie du travail d’un psychologue du sport consiste à aider un athlète à donner le meilleur d’eux-mêmes en compétition, un domaine de travail clé pour certains consiste à comprendre comment le cerveau traite l’information.

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Lorsqu’il s’agit de faire du vélo, il est important de réaliser que les informations inondent le cerveau à partir des cinq sens lorsque nous roulons à vélo. Étudier comment nous abordons cette pléthore d’informations et ce que nous en faisons est essentiel à notre compréhension de la façon dont nous apprenons et exécutons une compétence sportive.

Alors que beaucoup pensent que le processus de sélection est entièrement automatique, il est prouvé que vous pouvez améliorer votre capacité à prêter attention aux signaux pertinents.

Combien en prenons-nous ?

Nous recevons une énorme quantité d’informations de nos sens visuel, auditif, kinesthésique (sensation de la position de notre corps dans l’espace), olfactif (odorat) et gustatif (goût).

La façon dont nous traitons tout cela a suscité un débat considérable, mais en raison de la difficulté de vraiment comprendre le fonctionnement du cerveau, il n’y a pas de consensus clair. Cependant, une théorie est que le cerveau ne peut traiter qu’une quantité limitée d’informations qu’il reçoit à la fois.

Ainsi, lorsque nous sommes à vélo, nous traiterons souvent des informations visuelles au détriment des informations olfactives ou gustatives, faute de capacité de traitement.

L'information inonde le cerveau pendant que nous faisons du vélo Getty

Qu’est-ce que tout cela a à voir avec le fait que je conduise mon vélo ? Eh bien, j’ai connu des motocyclistes qui ne savent pas sélectionner les signaux (éléments d’information provenant à la fois de l’environnement et de leur propre corps) à surveiller et ceux à ignorer.

Alors que beaucoup pensent que le processus de sélection est entièrement automatique, il est prouvé que vous pouvez améliorer votre capacité à prêter attention aux signaux pertinents. Dans une course sur route, je connais des coureurs qui ne savent pas lire les freins ou qui ont l’habitude de couper les roues.

Et dans les contre-la-montre, certains coureurs déclarent avoir dérivé dans leur petit monde pendant une partie de la course et ont donc des performances inférieures en ne se concentrant pas sur des signaux clés comme leur propre rétroaction corporelle ou la direction du parcours.

Si vous savez que vous avez une faiblesse de concentration, pratiquez-la à l’entraînement. Une astuce pratique consiste à attacher des “mots clés” aux barres pour vous rappeler les informations clés à rechercher.

Un tri efficace des informations peut suffire à faire la différence entre une performance réussie ou un échec.