La vérité sur l’obtention de la vérité

La vision romantique de la course cycliste soutient que la victoire se résume à des batailles épiques entre athlètes d’élite. Le point de vue du nerd est qu’un cycliste est son propre ennemi le plus coriace, car la traînée aérodynamique est la plus grande force qui empêche un cycliste d’aller plus vite – et son corps crée près de 80% de cette traînée. Moi? Je suis un romantique soutenu par des nerds.

Cela n’a jamais été aussi vrai que lors d’un voyage à la soufflerie du centre de technologie de l’air et de l’espace de San Diego avec Lance Armstrong en novembre. C’était une sorte de réunion pour les scientifiques, les concepteurs, les ingénieurs et les entraîneurs qui composaient le groupe de développement technologique F1 du champion de 2004 à 2005. La tâche consistait à trouver l’équilibre optimal entre la réduction de la traînée et la maximisation de la puissance et du confort. Je suis reparti avec une grande leçon sur l’aérodynamique : la position est un comportement.

Lorsque vous recherchez un tirant d’eau derrière un autre pilote ou que vous mettez les mains dans les gouttes lors d’une descente, vous prenez des décisions comportementales à la recherche d’avantages aérodynamiques. C’est une erreur de penser que parce que vous êtes dans une position optimisée pour la soufflerie, vous n’avez plus besoin de prendre de bonnes décisions. Vous devez toujours être conscient des conditions de vent et du terrain pour profiter de cette position. Voici trois choses à retenir.

GARDEZ VOTRE TÊTE EN LIGNE L’un des débats les plus houleux de la session de Lance était centré sur la position de la tête. Il a une bosse dans le dos, ce qui l’empêche d’adopter une position complète de “cache derrière les mains”. Pour se rapprocher, nous lui avons demandé de baisser et d’avancer le menton. Baisser encore plus la tête de Lance a fait baisser considérablement ses chiffres de traînée, mais j’ai expliqué pourquoi cela ne fonctionnerait pas: il ne pourrait pas voir où il allait.

Dans des limites raisonnables, baisser et avancer le menton est avantageux car cela positionne la tête dans l’alignement des épaules. Cela aide à réduire la surface frontale totale que votre corps présente au vent, que vous soyez en position de contre-la-montre ou juste en bas dans vos chutes pour combler un vide dans un coup critique. Mais il faut de la concentration pour maintenir cette position, et les cyclistes ont tendance à lever la tête lorsqu’ils se fatiguent. Un conseil : visualisez votre tête et votre cou s’enfoncer dans l’espace entre vos omoplates.

S’ADAPTER AU VENT ET AU TERRAIN L’aérodynamisme devient plus important à mesure que la vitesse augmente, car plus vous allez vite, plus vous aurez besoin de puissance pour aller encore plus vite. Cela touche au cœur de l’un des plus grands dilemmes du cyclisme : pédalez-vous dans une descente ou entrez-vous dans un tuck ridiculement aérodynamique ? Pendant les descentes soutenues à des vitesses supérieures à 45 à 50 mph, placez-vous dans un repli – vous n’avez pas l’engrenage pour aller beaucoup plus vite. Les contre-la-montre ne descendent pas les montagnes, donc lors de petites descentes dans ces épreuves, passez temporairement à une position et à une pédale plus aérodynamiques, mais moins durables. [A]. Lorsque vous revenez au niveau du sol, réinitialisez à la normale [B]et lorsque vous rencontrez une colline, passez à une position qui n’est pas aussi aérodynamique que les deux autres [C]mais vous permet d’échanger temporairement un peu de traînée contre plus de puissance.

FORMER LE POSTE Nous avons emmené Lance au vélodrome pour confirmer que les meilleures positions dans le tunnel étaient les plus rapides du monde réel. Il était également utile de voir les différences entre les configurations plus rapides et plus lentes. Nous avons demandé à Lance de parcourir une série d’efforts de 2 kilomètres; il a changé de position mais a maintenu sa vitesse constante. Les positions “plus rapides” étaient plus faciles, car il avait besoin de produire moins de puissance pour maintenir la vitesse. Cette prise de conscience fournit un contexte pour tout cycliste et peut vous aider à conserver les bonnes positions pendant l’entraînement.

Meilleurs conseils aéro Vous n’avez pas accès à une soufflerie ? Voici trois conseils pour améliorer votre aérodynamisme sur n’importe quelle conduite sur route :

Menez avec votre menton. Pas tout le temps, mais lorsque vous vous concentrez sur l’aéro, baissez la tête en abaissant le menton vers l’avant, vers votre potence.

Maximisez vos horizontales. Toute partie de votre corps qui est horizontale ne doit présenter que son bord d’attaque au vent. Abaissez vos coudes pour que vos avant-bras soient parallèles au sol. Cela peut signifier qu’il vaut mieux rouler sur les capots que de descendre vers les gouttes.

Descendez en côte avec le niveau de vos manivelles. L’analyse des positions descendantes des coureurs de Discovery Channel en 2005 a montré que leurs nombres de traînée étaient inférieurs lorsque leurs pédales étaient de niveau par rapport à une pédale enfoncée.

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