Le racisme dans le cyclisme professionnel devrait être traité comme des violations de dopage

Depuis mes débuts en tant que pro en 2010, je me suis toujours senti à l’aise dans le peloton. Même quand j’ai commencé chez les amateurs, je n’ai jamais eu de problèmes avec [racism]. Ce sont vraiment ces deux moments de ma carrière. En 2014, lors de mon deuxième Tour de France, j’étais en rupture avec un coureur suisse qui a utilisé une insulte raciste. Et ça a fait un peu de bruit puisque c’est le Tour ; c’est vu sur toutes les chaînes du monde.

J’étais assez jeune, 26 ans, et je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Je voulais plus me battre personnellement avec ce gars. Au final ça s’est réglé, via différents managers de mon équipe et son équipe. Et il y avait des excuses et bien, c’est tout. Ça s’est arrêté là.

Ce que j’aimerais voir dans les cas futurs, ce sont des sanctions élevées, comme une suspension d’un an.

Lors du Tour de Romandie en 2017, il y a eu une énième altercation avec un cycliste italien. Au début, j’ai pensé, non, ce n’est pas possible que nous soyons en 2017 et qu’il y ait encore ce genre de discours. N’importe qui peut s’emballer pendant une course, car ça va tellement vite qu’on se fatigue. Il y a des mots qu’on dit quand on est contrarié, des noms pas si gentils, des insultes et tout ça, mais on ne va pas au-delà. Pour m’emballer dans ce cas comme ça, pour utiliser un slur, je ne l’ai vraiment pas laissé passer et j’ai voulu le réparer moi-même [with him]mais malheureusement, après la ligne d’arrivée, il y a eu des caméras, des photos prises, et ça a fait le même bruit qu’en 2014 et c’est devenu incontrôlable.

L’évolution autour de la diversité dans le cyclisme se passe bien, mais deux ou trois idiots sortiront avec ce genre de conneries. Ce que j’aimerais voir dans les cas futurs, ce sont des sanctions élevées, comme une suspension d’un an. Je mettrais cela dans la même catégorie qu’une violation de dopage. Punir l’agresseur pour qu’il ne recommence pas. Parce que les deux fois où j’ai été insulté, ils sont tous les deux sortis indemnes.

Kévin Reza, 32 ans, est cycliste professionnel chez B&B Hotels – Vital Concept.


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