Technique : Les secrets de la conduite sur route en groupe

Un leadership de groupe réussi semble spectaculaire, mais c'est une compétence qui demande de la pratique

Lionel Bonaventura / AFP / Getty Images)

Signal pour les trous

Filippo Nicodemi

Signal de passer

Filippo Nicodemi

Signal pour ralentir

Filippo Nicodemi

Signal pour voiture garée

Filippo Nicodemi

Rouler en groupe a l’air spectaculaire quand on voit les pros le faire dans le Tour de France, avec seulement quelques millimètres entre les roues de chaque coureur. Les professionnels donnent l’impression que c’est facile, mais c’est une compétence qui demande de la pratique.

Cependant, la protection contre le vent et la résistance à l’air réduite peuvent permettre des économies d’énergie de 15 % pour le prochain cycliste, il est donc logique de maîtriser cette technique. Avouons-le, nous savons tous qu’un tour d’entraînement de trois heures peut devenir une corvée et se heurter à un vent de face n’est pas amusant.

Lorsque vous avez maîtrisé les compétences de conduite sur une roue, vous pouvez conduire fort, puis revenir en arrière et rattraper pendant que quelqu’un d’autre prend son tour à l’avant. Un entraînement de cette manière permet de développer la vitesse et l’endurance de vos jambes sans les dommages musculaires qui sont un risque lorsque vous conduisez seul.

Conduire près d’une roue peut être un peu intimidant si vous n’y êtes pas habitué, mais avec de la pratique, vous vous retrouverez à conduire plus vite, avec moins d’effort, ce qui rendra votre entraînement plus productif. Maîtrisez les techniques avant de commencer à augmenter les vitesses. Qu’il s’agisse de deux ou de 12 cyclistes, le principe est le même. Faites la queue, un conducteur après l’autre, et augmentez votre vitesse. Le coureur avant se balance alors d’un côté, se détend légèrement et attend que tous les coureurs de la ligne passent, puis laisse tomber la dernière personne derrière.

Dans un grand groupe, les virages à l’avant sont courts – peut-être quelques mètres seulement – tandis qu’un petit groupe nécessite des virages plus longs. Pédalez calmement en gardant l’écart devant vous le plus petit possible. Au début, vous garderez instinctivement l’écart grand, mais à mesure que vous gagnerez en confiance, l’écart se réduira.

Votre roue avant ne doit pas chevaucher la roue que vous suivez. Roulez à vitesse constante et évitez tout freinage inutile ou changement de direction brutal qui pourrait surprendre vos compagnons de route. Essayez de garder un rythme régulier en montée et en descente, car les changements de vitesse obligeront les autres cyclistes à freiner ou à rattraper leur retard.

Quand il s’agit de votre virage vers l’avant, n’accélérez pas, car cela perturbera le rythme et le coureur qui descend en bas devra sprinter pour revenir dans le peloton. L’objectif est de maintenir la vitesse du groupe constante, même si vous travaillez plus fort en raison de la résistance au vent.

S’il y a un vent de travers, il est préférable que la rangée de coureurs se déploie de l’autre côté de la rue, chacun se mettant à l’abri du coureur devant. C’est ce qu’on appelle l’échelon et n’est vraiment possible que sur des routes fermées, mais vous pouvez l’essayer avec un petit groupe.

Tous les coureurs doivent donner des avertissements visuels et verbaux des dangers car il n’est pas si facile de repérer les dangers lorsqu’ils sont en petit groupe. Certains d’entre eux sont énumérés ci-dessous:

Parlez du vélo

1. “À votre tour”

Où l’on passe du temps devant un groupe de cyclistes. Faites votre juste part de travail acharné, puis allez au fond des choses.

2. “En tout et pour tout”

Tour de groupe où chacun se relaient en tête, avant de se détacher et d’aller jusqu’au bout de la file.

3. “Sur le rivet”

Terme ancien pour rouler à l’effort maximum, penché en avant, perché au bout de la selle juste là où les vieilles selles en cuir étaient fixées aux rails.

4. “Demi-roue”

Le moyen le plus rapide de perdre des amis et de provoquer des accidents. Si vous roulez avec la roue avant superposée à la roue arrière du conducteur qui vous précède, un décalage latéral de cette dernière (par exemple en contournant une grille) signifiera un contact des roues et très certainement une collision arrière. Lorsque vous conduisez en ligne, assurez-vous de laisser un peu d’espace entre les roues.

5. “Asseyez-vous”

Cela signifie ce qu’il dit : vous venez de faire votre part, alors être assis sur la selle est un signe pour les autres cyclistes que vous en avez assez.

6. “Tomber”

Le rythme est si élevé que vous ne pouvez pas tenir le volant et commencez à vous éloigner de l’arrière du peloton.

7. “Voiture en place”

Généralement crié depuis l’avant du groupe, avertissant les motocyclistes de la circulation venant en sens inverse.

8. “Retour automatique”

Les gars à l’arrière alertent la ligne rythmique du trafic par derrière.

La langue des signes du cyclisme

Lors de la conduite en groupe, il est essentiel de se prévenir mutuellement des dangers potentiels. Les coureurs suivants auront moins de temps pour les voir ou réagir aux conditions changeantes de la route, la communication au sein du groupe est donc très importante. Les coureurs réagiront à la roue avant, de sorte que le coureur de tête doit être attentif à toute situation.

Filippo Nicodemi

1. Signal pour les trous

Les crevaisons peuvent provoquer des crevaisons, endommager les jantes, déformer les roues, casser les rayons et même faire tomber un cycliste. Le pilote devant doit crier un avertissement et signaler le danger. Utilisez votre main gauche si vous passez à l’extérieur du trou, votre main droite si vous passez à l’intérieur.

Filippo Nicodemi

2. Signal de dépassement

Il peut devenir si confortable de s’asseoir sur le volant de quelqu’un que le pilote de tête doit parfois encourager le pilote derrière à prendre son tour à l’avant. Un mouvement sévère du coude porte le message : vous avez vu des cyclistes l’utiliser dans des courses telles qu’un triathlon de championnat du monde de l’ITU.

Filippo Nicodemi

3. Signal de ralentissement

Qu’il s’approche d’un carrefour en T, de panneaux de signalisation, de piétons ou peut-être d’un cheval et d’un cavalier, le cycliste de tête doit avertir ceux qui le suivent qu’il s’arrête. Donnez un avertissement verbal et un bras tendu en biais avec la paume vers le bas, indiquant que vous ralentissez.

Filippo Nicodemi

4. Signal pour voiture garée

Avertissez-nous toujours des dangers, en particulier des voitures en stationnement mais aussi des travaux routiers ou des cyclistes plus lents. Si vous êtes le pilote de tête, repliez votre bras gauche derrière votre dos et indiquez d’un geste de la main de vous déplacer vers la droite. (Changer de bras pour les dangers vers la droite.) …